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Interview de Philippe Simoens aux Echos de la franchise

P. Simoens (Arliane) : « Que je réussisse ou que j’échoue, c’est à moi seul d’assumer »

Philippe Simoens a ouvert son agence Arliane Diagnostic Immobilier le 1er avril 2011 à Roubaix. A 45 ans, cet ancien directeur financier aime travailler pour lui-même, sur un autre secteur d’activité.

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?
Directeur financier pour différentes sociétés dans le secteur du bâtiment, j’ai vécu une rupture assez brutale avec mon dernier employeur. Cet événement a été le déclencheur pour moi. Créer mon entreprise me trottait dans la tête depuis plusieurs années, mais ce licenciement a été décisif : je ne souhaitais plus subir la pression des chiffres. Par ailleurs, ayant toujours beaucoup travaillé, je me suis dit pourquoi ne pas le faire enfin pour moi.

Pourquoi avoir créé en réseau ?
Je ne souhaitais pas me lancer à n’importe quel prix. A 45 ans, il m’était impossible de repartir à zéro, d’autant que je m’orientais vers un autre secteur d’activité. Créer en réseau était un bon compromis qui me permettait de bénéficier d’un soutien, d’un tuteur.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit dans votre réseau ?
Lorsque j’ai débuté ma recherche, je me suis dirigé vers des enseignes comme Babou ou Midas. Finalement, comme je côtoyais de près le secteur du bâtiment dans mes précédentes missions, je suis revenu à mon métier de base. Réaliser des diagnostics me permettait d’avoir une activité complàte avec de la technique, du commercial et de la gestion. Par ailleurs, j’ai toujours travaillé au feeling. Le courant est passé avec les dirigeants d’Arliane Diagnostic Immobilier qui forment un trio complémentaire axé sur la technique et sur le commerce. Ce tandem me correspondait bien. Enfin, cette enseigne est jeune. J’ai donc eu tout de suite la sensation de participer à l’aventure de la création d’un réseau. Nous mettons au point tous ensemble les règles de fonctionnement.

Comment avez-vous convaincu la tête de réseau ?
En tant qu’ancien directeur financier, je peux apporter cette compétence à l’enseigne. Par conséquent, nous échangeons beaucoup. Je pense que cette expertise a séduit les dirigeants. D’autant qu’il est fréquent qu’un directeur financier se réoriente, mais rares sont ceux qui se dirigent vers les réseaux.

Quotidien du franchisé

Comment avez-vous appliqué le savoir-faire de l’enseigne ?
J’ai suivi quatre mois de formation à Rennes. J’aurais pu choisir un centre de formation dans le Nord, ma région. J’ai préféré m’imprégner de l’environnement de la tête de réseau d’Arliane Diagnostic Immobilier, fréquenter leurs locaux au quotidien. Le soir, je réalisais des diagnostics sur le terrain avec les techniciens. Cette formation à la fois théorique et pratique m’a permis d’être opérationnel dès le premier jour d’ouverture de mon agence à Roubaix.

Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de chef d’entreprise ?
M’appuyer sur un réseau m’est très bénéfique, notamment auprès de mes clients et des banques : cela m’a fait gagner du temps et franchir plus rapidement certaines étapes. Après un mois d’activité, je suis heureux d’être de passer ma journée à la fois sur le terrain pour la partie technique et dans mes locaux pour la gestion. Aujourd’hui, j’apprécie de prendre mes propres décisions. Que je réussisse ou que j’échoue, c’est à moi seul d’assumer. Mon amplitude horaire est assez similaire à celle que j’avais en tant que directeur financier. Je commence tôt le matin et finis tard le soir. Comme ce projet est familial, cela ne pose aucun problàme. Enfin, parfois, je me dis que j’aurais dû me lancer plus tôt. Mais, si je ne l’ai pas fait, c’est certainement que ce n’était pas encore le moment pour moi.

Article tiré du site « Les Echos de la franchise »  // Paru le 25/05/2011